Après son titre de Vice-Championne du Monde, Hanne Desmet se tourne vers Pékin 2022

Ça va plutôt vite, c’est palpitant jusque dans les derniers mètres et parfois un des concurrents vole dans le décor. C’est en short track, discipline spectaculaire, que Hanne Desmet a conquis son titre de Vice-Championne du Monde le 7 mars 2021.

L’Euro de Gdansk, plus tôt dans l’année, avait été plutôt décevant. Et jusqu’ici, Hanne Desmet, 24 ans, avait accumulé les places d’honneur. Mais cette fois-ci, elle rejoint le top du top avec une médaille d’argent aux Championnats du Monde. « C’est ma première médaille, et c’est une en argent directement. C’est très beau. Je savais que l’Euro en janvier arrivait trop tôt pour moi dans mon entraînement. Mais je savais aussi que je pouvais élever mon niveau dans les semaines suivantes. J’avais aussi besoin d’accumulation de compétition. Comme les arbitres, en fait. »

« En short track, il y a une grande zone grise. Souvent on se demande ‘Qu’est-ce que les arbitres ont encore décidé ?’ On patine toujours à la limite. Où, quand, comment on peut doubler un adversaire ? Dans un peloton tellement condensé, il y a sans cesse des manœuvres. Et tout le monde ne patine pas correctement. Surtout les Chinois qui osent des coups tordus. Ils mettents leurs mains à des endroits où ils ne peuvent pas. Et même si tout est filmé et revu par le jury, ce n’est pas toujours facile de voir les fautes. »

Au lendemain de la médaille, Hanne s’est réveillée normalement. « Très normalement, en fait. Je ne suis pas du genre exubérante, ni après une victoire, ni après une défaite. J’étais évidemment très heureuse de ma médaille, heureuse de revoir mes coéquipiers, mais ça n’a pas créé des scènes euphoriques. C’est un peu de famille. Mes parents et mon frère réagissent généralement assez sobrement. C’est juste dommage qu’il n’y ait pas eu de journaliste belge sur place. Les Pays-Bas, ce n’est pas si loin, et on ne ramène pas si souvent une telle médaille. »

La finale, elle, a été très rapide. « On n’était pas loin du record du monde alors qu’à Dordrecht c’est une piste en basse altitude. Et sur des courses importantes sur 1.000m on n’arrive jamais à de tels chronos. Avec les médailles en point de mire, ce sont toujours des courses très tactique. Mais je n’ai pas senti qu’on allait vite, ça montre que je suis en bonne condition physique. »

Cette médaille mondiale arrive 11 mois avant les Jeux Olympiques de Pékin. « Il faut voir ça comme un bon signe. Je fais toujours des progrès. Physiquement je suis forte, mais je peux encore m’améliorer sur mon habileté, ma technique et ma tactique. Pendant de telles courses vous abservez constamment vos adversaires. Le moindre petit mouvement peut signifier qu’une attaque va être placée. Après n’oubliez pas non plus que les meilleurs pays asiatiques n’étaient pas présents à ces Championnats à cause de la pandémie. »

Hanne Desmet encourage les jeunes à se mettre au short track. « C’est super cool. À faire et à regarder. Et chez les hommes c’est encore plus cool et plus spectaculaire que chez les femmes. Je regarde plus les hommes d’ailleurs. Malheureusement. Mon frère a l’air plus cool que moi (rires). Il pense en fait la même choses. Chez les hommes ça va vraiment très vite, avec les manœuvres en plus. Et parfois il y en a un qui vole dehors. Il se passe toujours quelque chose.

Het Nieuwsblad

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