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Jours jusqu'aux Jeux Olympiques d'Hiver - Pyeongchang 2018

​Florent Claude : «Un objectif : PyeongChang 2018 !»

Florent Claude a baigné dans le sport depuis sa plus tendre enfance. Ses deux parents étant sportifs, il a pu s’essayer à de nombreux sports. Toutefois, le ski et plus particulièrement le biathlon ont rapidement retenu son attention. Depuis qu’il a officiellement reçu son passeport belge en juin 2017, Florent Claude espère se qualifier pour les Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018 et y représenter les couleurs de la Belgique. Dans notre interview, l’athlète nous en dit plus sur son sport et les Jeux Olympiques.

Le biathlon est l’association de deux sports différents : le ski de fond et le tir. Il s’agit d’une course de ski de fond durant laquelle les participants doivent tirer sur une cible à certaines étapes du parcours. S’ils n’y parviennent pas, ils perdront du temps vu qu’ils devront, dans la plupart des formats de course, s’acquitter d’un tour de pénalité supplémentaire avant de pouvoir continuer la course en elle-même. En pratiquant le ski de fond, le rythme cardiaque s’accélère, alors qu'il doit ralentir pour le tir. Plus la course de ski de fond est rapide, plus il est probable de rater la cible et de recevoir du temps ou un tour de pénalité. Or, si la course à ski est trop lente, les chances de gagner diminuent tout autant. L'alternance entre la détente et l'effort rend le sport particulièrement attrayant, difficile et passionnant.

Florent Claude : « Le biathlon est un sport fascinant, un mélange de deux disciplines opposées : d’un côté, il y a l’endurance pour le ski et, de l’autre, la précision pour le tir. La fusion de ces deux sports oblige l’athlète à trouver le bon compromis afin de passer de l’adrénaline d’un moment d’effort intense à la lucidité et au calme nécessaire pour le tir. »

Florent Claude veut obtenir son billet pour les Jeux Olympiques à PyeongChang, l’objectif de sa saison.
« Mes ambitions pour les Jeux de PyeongChang dépendront de mes performances aux coupes du monde qui vont bientôt commencer. En fonction de mes résultats, je pourrai déjà voir un peu plus où je peux me situer. Je sais que je suis capable de viser très haut, mais il s'agit de réussir à le faire au jour J ! Les Jeux Olympiques sont un événement à part. Les compétitions y ont un goût particulier. Elles sont très stressantes pour les favoris. Je me dis donc que les outsiders ont une chance, à moi de la saisir. »

Sous le charme des Jeux Olympiques
Comme beaucoup d’autres athlètes de haut niveau, Florent Claude est aussi sous le charme des Jeux Olympiques, une compétition sportive organisée tous les 4 ans qui met le monde sportif sens dessus dessous.
« Les Jeux Olympiques, le plus grand événement de la planète, sont magiques. Même la préparation aux Jeux est mythique. Tous les athlètes veulent obtenir le Graal. Pourtant, il y a les coupes du monde, les championnats du monde … mais aucun autre événement sportif ne rassemble autant de disciplines, autant d’athlètes de haut niveau venant du monde entier ! Pour moi, participer aux Jeux, ce serait une chance incroyable. Et si j’y parviens, mon objectif sera d’en profiter et de me concentrer sur mes objectifs. »

S’il a le temps, Florent Claude aimerait assister aux courses de ski de fond et de ski alpin, un sport qu’il connait et qu’il a pratiqué quand il était enfant et adolescent.

« Et bien sûr, aller supporter les autres athlètes belges du Team Belgium, cela va de soi! J’aimerais aller voir tellement d’autres sports… Si l'emploi du temps le permet, j’aimerais assister à un match de hockey sur glace. Cependant, tout va dépendre du calendrier des compétitions. Beaucoup de courses sont programmées durant les 15 jours de compétition à PyeongChang. Le plus important, ce sont les courses et la récupération ; le reste, nous verrons sur place. »

Son plus beau souvenir sportif
« Ma première médaille internationale sur un championnat du monde en junior. C'est la première, celle qui nous montre que c'est possible, qui nous donne envie d'aller en chercher d'autres.... »

Sa plus grande désillusion
« J’étais en pleine préparation des Jeux de Sotchi 2014. À l’époque, je souffrais encore de blessures au dos et au genou. Je n’ai donc pas pu m’entrainer suffisamment et j’ai vu mon rêve partir en fumée. »