Tu veux aller aux JO de Tokyo? Voici les réponses aux questions que tu te poses…

Dans un peu moins d'un an, le plus grand événement sportif du monde commencera à Tokyo. Vous souhaitez encourager le Team Belgium au pays du soleil levant. Vous voulez bien préparer votre séjour ? Voici les réponses aux questions que vous vous posez.

1. Au secours… Je ne connais pas le japonais : Tokyo, c’est « Lost in translation »?
Non. Le film de Scarlett Johansson, nominé à quatre oscars, n'est pas seulement ultra démodé (2003), il surfe aussi sur les clichés. Comme si aucun Japonais ne parlait anglais ! C’est faux. Ils le comprennent, suffisamment pour être en mesure de vous aider. Autrement, ils vous guideront d’office vers quelqu'un qui parle anglais;

2. Au secours… Je ne connais rien à la culture japonaise. Je ne perds pas la face ?
Il y a des milliers de règles et autant de coutumes dans la culture japonaise. Même si vous parlez japonais, vous n’en comprendrez pas toutes les subtilités. Mais en tant qu'étranger, on ne s'attend pas à ce que vous les connaissiez ou les appliquiez. Avec un sincère ‘arigato’ – ‘merci’ - vous allez susciter beaucoup de sympathie;

3. Au secours… Tokyo est une métropole de millions d'habitants. Comment puis-je me déplacer ?
La solution évidente : google maps, ou une de ses variantes. Les Japonais aussi l’utilisent volontiers. Une astuce : si vous ne voulez pas vous ruiner, prenez la 4 ou 5G (vous pouvez déjà le réserver en Belgique), les agences abondent dans chaque aéroport de Tokyo. Le grand avantage est que vous pouvez garder votre propre téléphone portable, avec tous vos contacts et vos applications préférées. Cela peut se faire à partir d'environ 6 euros par jour, pour différents appareils. Non, nous ne sommes pas un office de tourisme qui fait de la publicité, il s'agit d'un "bricolage" relativement abordable, rien de plus, rien de moins. Certains hôtels offrent le wifi gratuitement.

4. D'innombrables réseaux de métro et de train et autant d'entreprises, quelle pagaille, n'est-ce pas ?
Non. Il suffit de savoir différencier les couleurs et lire les chiffres pour ne pas se perdre. Honnêtement, il nous est arrivé une seule fois d’acheter un billet qui s'est avéré être d'une autre compagnie de métro mais nous ne nous sommes jamais perdus.

D'accord, il peut être assez impressionnant d'arriver à la gare de Tokyo, l'une des gares les plus grandes et les plus fréquentées au monde. Mais l'application ‘hyperdia’ pourra devenir votre meilleur allié si vous voulez vous rendre d’un point A à un point B en train ou en métro. Si vous ne voulez pas réfléchir pour savoir quelle compagnie de métro convient à quelle ligne, vous pouvez également acheter un Japan Rail Pass (vous avez plus d’avantage à le réserver en dehors du Japon plutôt que de l’acheter au Japon). Avec l'application, vous ne pouvez cocher que les itinéraires du Pass JR – mais pas de panique, vous aurez encore beaucoup de choix. Avec le JR Pass, vous pouvez également voyager vers des sites olympiques plus éloignés en dehors de Tokyo sans avoir à effectuer de paiements supplémentaires.

Bon à savoir : que dois-je emporter? En tout cas, pas de valise encombrante avec de nombreux vêtements (chaque hôtel qui se respecte dispose de machines à laver fonctionnant avec des pièces de monnaie). Autant voyager léger car aux heures de pointe, les transports en communs peuvent être bondés. Ce n'est pas un problème si vous manquez votre métro/train parce qu'il n'y a pas de place. Quelques minutes plus tard, le prochain arrivera.

5. Comment puis-je obtenir des tickets pour les compétitions ? 
Chaque pays a un distributeur officiel, le COIB a choisi Eventeam (www.eventeam.be/tokyo2020, tél. 02/893.00.50, olympics@eventeam-group.be). Sur les 7,8 millions de billets disponibles dans le monde (70% pour le Japon), la Belgique en a reçu 9.000. L'année prochaine, les billets qui n'ont pas pu être vendus au Japon seront mis en vente via le site de Tokyo 2020. Mais au vu de la ruée des Japonais sur la première vente de billets, les Belges ne pourront sans doute pas obtenir beaucoup plus de billets que ce n'est le cas actuellement. Les prix dépendent des disciplines concernées et du déroulement de celles-ci (les finales sont plus chères que les éliminatoires) et vont de 24 euros (match éliminatoire pour les Red Lions, par exemple) à 2.473 euros (pour les meilleures places lors de la cérémonie d'ouverture). Un conseil : si vous pouvez vous procurer des billets pour le cyclisme sur route ou le contre-la-montre, faites-le ! Rare seront les occasions où vous pourrez soutenir les cyclistes sur un circuit de Formule 1 au milieu des collines ! C’est en effet sur le Fuji International Speedway que la course sur route arrive et que le contre-la-montre a lieu.

Pour être tenu informé des prochaines ventes de tickets par Eventeam, n’oubliez pas de vous inscrire sur le site www.eventeam.be/tokyo2020

6. Loger à l'hôtel ?
C'est difficile ! Même si vous êtes rapide, on peut déjà voir les prix monter en flèche - c'est typique des villes hôtes des Jeux olympiques. Un organisateur (qui peut "bloquer" des chambres) est une solution. Airbnb est également présent au Japon mais, comparé à beaucoup d'autres pays, il est très réglementé de sorte qu’il est difficile d’en tirer un avantage financier. Une solution possible est d'essayer de rester à l'extérieur de Tokyo pendant un certain temps. Avec le train à grande vitesse - voir JR Pass - vous serez dans la capitale en un instant et à l'heure.

7. Comment puis-je payer ?
Tokyo est ultramoderne.... mais le Japon est une société de cash : beaucoup plus souvent utilisé qu'une carte bancaire, même les voitures sont parfois achetées avec des billets de banque et des pièces de monnaie ! En tenant compte de la courtoisie des Japonais, ils ne refuseront pas si vous prenez votre carte de crédit, mais avoir sur soi un peu de liquide est indispensable. Tous les distributeurs automatiques de billets n'acceptent pas les cartes bancaires européennes, mais tous les 7 Eleven (que l'on peut trouver à chaque coin de rue) en acceptent. Une carte de crédit, c'est-à-dire de type Visa ou Mastercard. Avec Maestro (la carte de débit habituelle que la plupart des Belges ont, pas la carte de crédit) ça ne fonctionne pas.

8. Des millions de visiteurs japonais et étrangers, bienvenue dans les embouteillages?
Tokyo est très animée, à tout moment de la journée. Des millions de personnes utilisent quotidiennement les transports publics. Faire vivre une telle foule en Belgique serait un grand chaos. A Tokyo, par exemple, on attend que tout le monde descende d'un train/tram/bus, on fait de la place dans les escaliers et autres escalators... Ces endroits très fréquentés semblent donc plus calmes que s'il était en Belgique.

Même comme ça, on craint que les transports publics et la circulation ne partent en vrille. Mais on ne peut pas dire qu'ils ne s'y sont pas préparés. Cette semaine, les " plans de transport " ont été testés, où par exemple les employés de bureau ne sont plus autorisés à se rendre au travail pendant les heures de pointe.

9. Gémissements, soupirs et sueurs : Tokyo va être très chaud pendant les Jeux, n'est-ce pas ?
En Belgique, il fait historiquement chaud. Au Japon, les étés oppressants sont fixes. Ces derniers jours le mercure a atteint plus de 33 degrés, la semaine prochaine 35 degrés est prévue. L'année dernière, il y a eu une vague de chaleur à Tokyo pendant cette période, avec des températures atteignant 41 degrés. Tokyo 2020 testera bientôt un « plan de chaleur », comme il l'a fait pour la circulation. Astuce : il y a des boissons sucrées-salées, un peu comme les boissons pour sportifs, qui sont vendues, pour contrer la chaleur (surtout la transpiration). Vous pouvez aussi en acheter dans les nombreux distributeurs automatiques de la rue. De plus, les parasols (de nombreux hôtels en prêtent) et les ventilateurs sont monnaie courante.

10. Et ces fameuses toilettes japonaises, un mythe ou pas ?
On ne peut s'empêcher de tester les célèbres toilettes japonaises - où la chaleur de la cuvette peut être réglée, de même que la force d'un jet d'eau et l'endroit où ce jet d'eau arrive lorsque vous êtes assis sur la toilette. On ne va pas parler ici de la manière dont vous préférez aller au toilette. En tout cas, le mécanisme fonctionne dès que vous vous asseyez sur les toilettes, mais la bonne nouvelle est que, que la toilette soit équipée d'un manuel anglais ou japonais, le premier bouton (un carré, les autres sont des sphères) est toujours le bouton stop. Si vous n'êtes pas un amateur, appuyez tout de suite sur ce bouton et tout ira bien. En route pour Tokyo 2020.

Source
Journalist sportif
Hans Jacobs, Het Nieuwsblad - partenaire media du COIB
Avec le soutien de Fonds Marilo et de la Foundation Roi Baudouin

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