“Je veux être un exemple pour les jeunes qui ont difficile”

Hanne Verbruggen est une athlète qui, en quelques années, s’est propulsée du niveau provincial au top absolu belge. En décembre 2020, au marathon de Valence, Hanne a réalisé le minimum qualificatif pour Tokyo, signant ainsi le quatrième chrono belge de tous les temps.

 

Enfant, rêvais-tu déjà des Jeux Olympiques?

Je n’ai jamais pensé participer aux Jeux Olympiques à cet âge-là même si j’évoluais dans un environnement familial très sportif. Nous pratiquions beaucoup de sports différents au niveau récréatif. J’étais affiliée à plusieurs clubs, équitation, natation, cyclisme, ski, volleyball et aussi athlétisme. Après avoir participé à plusieurs stages sportifs, je suis moi-même devenue monitrice.

A 11 ans, j’ai arrêté de courir. Je voulais m’investir davantage dans mes autres passions, comme la danse, la lecture, le chant, le djembé, la flûte traversière et le piano et réussir l’académie de musique. J’ai décroché mon diplôme haut la main. Honnêtement? Je pensais que ma carrière était là!

Mais à 18 ans, ça a mal tourné. Le stress de toujours vouloir d’excellents résultats à l’école aussi a fini par me mettre hors-jeu. Au sein de ma famille chaleureuse, tout a été fait pour m’aider à me remonter la pente. Ma mère voulait me donner des perspectives. Quand elle m’a demandé ce que j’avais envie de faire dans la vie, j’ai répondu sans réfléchir: je veux courir le marathon de New York. C’est de là que tout est parti.

 

Que signifient les Jeux Olympiques pour toi?

Beaucoup, vraiment beaucoup! Surtout: n’abandonne jamais! Bats-toi pour atteindre tes objectifs! Vise le sommet! Je veux être un exemple pour les jeunes qui ont difficile. Et maintenant, je me dis: je suis là, parmi beaucoup de grands noms! Parmi les stars mondiales! Mais par-dessus tout, je veux être là pour mon pays. Et en même temps, je me rends compte qu’à ce niveau, j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir, que j’ai encore à gagner en expérience. Je vais donner tout ce que je peux, le maximum à 100%.



 

Quand as-tu réalisé que tu avais une chance réaliste d’aller aux Jeux Olympiques?

Lors de mes 2 premiers marathons, j’ai commis beaucoup d’erreurs, je n’étais pas assez forte et j’ai dû faire face à moi-même plusieurs fois. Je m’arrêtais en cours de route, je m’allongeais et je pleurais, puis je me relevais pour continuer la course. Je perdais un temps précieux. Ou je manquais mon ravitaillement. Je savais bien que si j’arrivais à contrôler toutes ces erreurs, j’avais de l’avenir.

Au départ de mon 3e marathon, à Valence, j’étais déterminée. J’ai bien couru et mes chronos intermédiaires étaient bons. Au fur et à mesure que j’avançais, mes chances augmentaient. Mais soudain, les lièvres ne pouvaient plus tenir le chrono et ont quitté la course. J’ai alors perdu mes repères pendant un moment et j’ai dû retrouver le contrôle. Les derniers kilomètres ont été difficiles. Je crois que j’ai même chanté à haute voix: “Je suis une battante, une vraie battante... ” pour me donner du courage. La ligne était à ma portée! A l’arrivée, je me suis écroulée à cause de cette course acharnée, à cause de l’épuisement mais surtout à cause des émotions qui m’ont submergée. J’avais vaincu... victoire sur moi-même avant tout!

 

Qu’est-ce que l’excellence pour toi? Qu’est-ce qui te motive?

Si tous les facteurs externes comme ma santé, les conditions météorologiques et locales sont bons, je sais que j’aurai encore plus de marge qu’à Valence. C’est aussi parce que j’ai arrêté mon emploi à temps plein en tant qu’enseignante depuis la mi-avril pour pouvoir me concentrer pleinement sur mes entraînements.

Je vois mes premiers Jeux Olympiques comme une occasion d’acquérir de l’expérience et d’assimiler les nombreuses et nouvelles sensations auxquelles je devrai faire face. Pour mieux aborder les Jeux Olympiques de Paris dans 3 ans!

Mon objectif est de battre le record belge du marathon (2:23:05) qui appartient à Marleen Renders. Cela m’aiderait beaucoup au niveau du classement mondial. Je sais ce qui m’attend, je vais y aller à fond et donner le maximum car je ne veux décevoir personne, ni même moi d’ailleurs! 

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